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mardi 7 avril 2015

Délicieuses histoires de notre gastronomie, de ses "Arts de la Table" nouvelle saga de la dynastie de Quentin du Mesnil : Tome 2 "De Sang et d'or" de Michèle Barrière



"De sang et d'or" - Michèle Barrière. (Ed. Le Livre de Poche)



Quatrième de couverture :
Juin 1520 : François Ier et Henri VIII s'apprêtent à signer un traité de paix au camp du Drap d'or, près de Calais. Pour Quentin du Mesnil, le maître d’hôtel de François Ier dont nous avons fait la connaissance dans Le Sang de l’hermine, c’est l’occasion rêvée pour briller lors des fêtes et des festins. Pourtant le climat reste tendu entre Français et Anglais, un rien mettrait le feu aux poudres. Et les occasions ne manquent pas : meurtres étranges, disparitions de victuailles côté français et… visite de Charles Quint à Henri VIII juste avant sa rencontre avec François Ier. Thomas More, conseiller du roi d’Angleterre, semble jouer un rôle dans tous ces événements. Au fil des découvertes macabres, plus de doute pour Quentin : c'est bien son livre, L'Utopie, qui guide la main assassine. De sang et d’or ne déroge pas à la règle des romans de Michèle Barrière : enquête policière et gastronomie y font bon ménage.

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     Voici la suite des aventures de Quentin du Mesnil, dans ce titre « De Sang et d’or » Michèle Barrière va raconter les préparatifs de cet événement voulu par François 1er, pour recevoir Henri VIII, Roi d'Angleterre, l’autre roi de l’Europe, en vue déjà, de tenter de former une puissance capable de contenir Charles Quint.
     Dans un article « Le camp du drap d’or » sur un site   « mémoire du Pas-de-Calais », <http://memoire.pas-de-calais.com/index.php/fr/avant-le-xxe-siecle/camp-drap-or.html> on nous explique l’entrevue du Camp du drap d’or, qui se déroula du 7 au 24 juin 1520 :
"L'entrevue du Camp du drap d'or : 7-24 juin 1520
Afin de faire face à la puissance de plus en plus importante de son rival Charles Quint, le roi de France François Ier, cherche à persuader Henri VIII, roi d'Angleterre, de s'allier avec lui.
Les deux rois se rencontrent, en juin 1520, entre Boulogne et Calais. Cet épisode est connu sous le nom de l'entrevue du « Camp du drap d'or ». Mais Henri VIII refusa l'offre de François Ier et préféra s'allier avec l'empereur Charles Quint.
 Le nom donné à cette entrevue vient peut-être de celui de la petite vallée, appelée le Val Doré, entre Guînes et Ardres, dans laquelle elle s'est déroulée. Plus probablement, il s'explique par la somptuosité des étoffes qui ont servi à confectionner les tentes élevées sur place et le luxe des vêtements des rois et de leur suite.
 Cette rencontre avait un enjeu diplomatique : il s'agissait de resserrer les liens entre la France et l'Angleterre. Les deux rois vont négocier eux-mêmes dans une vaste tente spécialement aménagée au centre du Val Doré puis laissent les jours suivants travailler leurs diplomates.
La rencontre a aussi une dimension festive et symbolique : de splendides fêtes sont organisées, avec des joutes, des tournois, des combats à pied, des banquets. Au cours de ces festivités, chaque roi tente de surpasser l'autre en magnificence, en vaillance, en générosité, en courtoisie."

     Si le Roi de France et ses conseillers doivent tenter de convaincre Henri VIII, Quentin du Mesnil, lui  aussi mène ses combats, pour réussir le défit qui lui est posé. Il lui faut vaincre les obstacles que l’adversaire pourrait mettre sur son chemin. Je dirais même les adversaires, car dans son propre camp, il doit se méfier de certains qui ne seraient pas mécontents de le voir échouer dans sa tâche, sa proximité avec François 1er et certaines personnes proches de la Cour faisant des jaloux. 

     Comme à son habitude, ses lecteurs apprécient, Michèle Barrière n’oublie pas de nous proposer quelques recettes, extraites des livres de cuisine ayant cours à l’époque, adaptée aux mesures contemporaines. Libre à vous de tenter l’expérience. 


Il faut venir la voir lorsqu'elle propose ses cours de cuisine adaptée, lors de différents Salon du livre. Un prochain en vue pour les Parisiens, le salon du Livre en Poche de Saint-Maur, fin juin 2015, à confirmer prochainement...

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Pour en savoir plus :
Éditeur : Le Livre de Poche 
Éditeur original : JC LATTES
ISBN : 9782253175902
pages : 312
Date de parution : 05 février 2014
Prix TTC : 7.10 € 

samedi 4 avril 2015

Délicieuses histoires de notre gastronomie, de ses "Arts de la Table" nouvelle saga de la dynastie de Quentin du Mesnil

La Saga de la dynastie de Quentin du Mesnil 
Tome 1 "Le Sang de l'hermine"  
Michèle Barrière (Ed. Le Livre de Poche) 

Quatrième de couverture :

     Quentin du Mesnil, un jeune hobereau normand, compagnon d’enfance et maître d’hôtel de François Ier, est chargé d’aller chercher Léonard de Vinci en Italie et de le ramener à Amboise. En échange de ses bons et loyaux services, il se verra confier les rênes du chantier de Chambord où le monarque rêve d’élever un château digne de lui. Léonard, qui s’est engagé à venir à la cour de France, renâcle pourtant à l’idée de partir. La mission de Quentin, en apparence des plus innocentes, tourne vite au cauchemar, d’autant que certains semblent en vouloir à la vie du peintre. Premier opus d’une nouvelle fresque historique, Le Sang de l’hermine nous plonge dans les glorieux débuts du XVIe siècle – intrigues politiques et fêtes royales s’y mêlent aux ingrédients coutumiers des livres de Michèle Barrière : sauces, tartes, rôtis, poissons et pâtés – et se conclut par quelques savoureuses recettes tirées de livres d’époque.
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     Michèle Barrière, inaugure avec « Le Sang de l’hermine » une nouvelle saga. L’histoire de la dynastie du maître d’hôtel Quentin du Mesnil

     François 1er, avant d’être roi de France, a passé son enfance avec deux jeunes de son âge, Quentin du Mesnil et sa sœur Mathilde. Sa venue sur le trône ne fut qu’un jeu du hasard.
"1516. Un jeune homme de vingt-deux ans règne sur la France. Grand, beau, intelligent, cultivé, tout lui sourit. Pourtant, rien ne destinait François d’Angoulême, duc de Valois, à devenir roi. Il a fallu que Charles VIII et Louis XII meurent sans héritier mâle pour qu'il accède au trône." [p. 9]

     Dans ce premier tome, François 1er, grand admirateur de Léonard de Vinci, a demandé à cet artiste de génie de venir s’installer en France, afin de terminer ses travaux. 
« Il n’est pas question que Léonard de Vinci m’échappe, reprit le roi. C’est le plus grand artiste et le meilleur philosophe de tous les temps ; il sera un ornement primordial pour le royaume de France. » [p. 41] 
Il lui ouvrira tout crédit pour ses recherches, et lui demande également de construire le nouveau château qu’il souhaite le plus beau, Chambord.  Léonard lui ayant fait savoir qu’il acceptait, François est inquiet de ne toujours pas le voir arriver sur ses terres. Il mandate Quentin du Mesnil, en qui il a toute confiance, pour partir au devant de lui, à sa recherche, et de l’escorter jusqu’à Amboise.

     Lors du dernier repas avant son départ, Quentin constate le laisser-aller de l’agencement de la salle du repas, du linge, de la préparation des plats. Lui qui, lors d’un dernier voyage en Italie, a pu constater le raffinement, l’élégance d’un souper servi chez nos voisins Italiens. Il se dit qu’il se doit de changer les us et coutumes qui prévalent à la cour du roi de France. 


« Pour le premier service, ils eurent des rôties aux foies de volailles que Quentin trouva insipides. Quant à la comminée de poule, elle baignait dans une sauce bien trop claire. Il ne toucha pas au pâté d’agneau, son voisin de droite s’étant plaint que trop de sel en gâtait le goût.
 Une fois n’était pas coutume, Quentin observait avec attention la table mise. Les nappes manquaient de fraîcheur. Dans les taches de vin et les traces grasses laissées par les doigts des convives, on pouvait y lire les festins précédents. Quand les écuyers-tranchants entrèrent en scène pour découper les viandes rôties, Quentin s’aperçut que les plats d’étain étaient bosselés. Ceux en argent destinés au service du roi manquaient singulièrement d’éclat. La nef, placée devant François, où étaient conservés le sel et ses couverts personnels, était si pauvre en ornements qu’il ressentit un profond sentiment de honte. Jetant un œil autour de lui, il vit les dressoirs en bois sombre qui devaient dater de Charles VIII, les bancs et les sièges qui n’avaient plus d’âge. Il était temps d’apporter un peu de nouveauté à ce fatras.  
On leur servit du bourbelier de sanglier, pas mauvais, certes, mais qui n’avait rien d’exceptionnel. Le civet de lièvre était acceptable, quoiqu’un peu trop épicé. Les petits oiseaux, grives et cailles, étaient presque calcinés. Quant aux hérons, il restait des plumes collées à la chair… Un désastre ! Comment avait-il pu laisser s’installer un tel laisser-aller ? Quoi qu’il ne fût pas responsable de ce souper, Quentin avait envie de rentrer sous terre. A peine osait-il regarder les convives de la table centrale. La reine Claude chipotait, ce qui n’avait rien d’étonnant vu son état. Marguerite avait laissé pratiquement toute la viande sur son tranchoir. Seul François mangeait avec entrain, mais après une journée de chasse, il aurait été capable de manger le cuir de ses chaussures. 
Quentin repensa à tout ce qu’il avait vu l’année précédente en Italie. A Milan, puis à Bologne où ils s’étaient rendus à l’invitation du pape, les banquets somptueux s’étaient succédé. Jamais il n’avait connu une telle variété de mets délicats, servis dans des assiettes individuelles, et non ces grossiers tranchoirs faits d’une planche de bois sur laquelle on posait un morceau de pain qui absorbait le jus des viandes. Les verres étaient d’une telle finesse qu’on osait à peine les prendre en main. 
Pour l’honneur du roi et de la France, il fallait s’employer à égaler, voire surpasser le savoir-faire des Italiens. Quentin se jura de jeter aux oubliettes les mauvaises pratiques, les objets obsolètes, les mets peu raffinés qui,  hélas, était e quotidien de la table du roi. Son prochain voyage pourrait être un premier pas dans son grand projet de rénovation. N’avait-il pas rencontré, à Bologne, un jeune cuisinier talentueux qui lui avait parlé avec fougue des nouvelles manières de cuisiner ? Il n’y avait guère prêté attention et cherchait à se rappeler le nom du jeune homme. Scappi, ou quelque chose comme ça. Et peu importait. Lui ou un autre, à condition qu’il ait des idées neuves, serait le bienvenu.»  [p. 49-50-51]
     Ce voyage en Italie qui de prime abord ne l’enchantait guère, va lui servir en fin de compte pour mener à bien son projet.
«Pourquoi ne pas faire une pierre deux coups, Ramener Léonard et quelques artistes des métiers de bouche… Ne disait-on pas le plus grand bien d’un certain Messibugo, maître d’hôtel à la cour de Ferrare ? A Mantoue, les fêtes d’Isabelle d’Este étaient somptueuses… Il le savait par le fils de la duchesse, Frédéric de Gonzague, en résidence surveillée en France. 
Il lui faudrait d’abord mettre la main sur Léonard, ce qui ne serait pas difficile, l’accompagner un bout sur le chemin de la France, et ensuite s’octroyer quelques détours en Italie. Il en profiterait aussi pour passer commande des dernières trouvailles italiennes en matière de décor de table. 
Tout à son plan, Quentin ne prêta aucune attention aux tourtes, crèmes et confitures qui clôturaient le souper.» [p. 51]
     Nous voici donc embarqués dans des aventures culinaires aussi délicieuses que dangereuses parfois ! Un régal !

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Pour en savoir plus :
Éditeur : Le Livre de Poche
ISBN: 9782253167259
336 pages
Date de parution: 27/02/2013
Éditeur d'origine: J C Lattès
Langue: Français

Prix TTC : 7.10 €


jeudi 2 avril 2015

Des coups de cœur : "Le Diable s'habille en Voltaire", de Frédéric Lenormand

"Le Diable s'habille en Voltaire"

     Une série de livres de Frédéric Lenormand qui s'intitule Voltaire mène l'enquête me donne vraiment le sourire. Chaque aventure met en scène Voltaire et ses fidèles, la très chère Émilie, Comtesse du Châtelet, l'abbé Linant secrétaire dévoué. 


   Dans le dernier volume qui vient de sortir "Le Diable s’habille en Voltaire", nous les retrouvons tous confrontés à un Diable qui effraye tout un quartier de Paris. Des meurtres sont rattachés aux possesseurs successifs d’un jupon suite au décès suspect d’une culottière. Frédéric Lenormand nous fait découvrir le mystère des galeries souterraines de Paris, creusées depuis les Romains, afin de se fournir en pierre taillées sur place pour construire les monuments antiques encore visibles de nos jours. Le devenir de certains morts sans familles pour les inhumer, leur dépouille et leurs vêtements ne sont pas perdus pour tout le monde. Mais, Voltaire doit aussi faire jouer au Théâtre-Français sa dernière pièce, une tragi-comédie médiévale afin de faire oublier ses Lettres philosophiques, car l’inspecteur Hérault le tient toujours sous la menace d’une lettre de cachet pour être envoyé en prison.

     Quel délice de se replonger dans ce style merveilleux et imagés de Voltaire, comme si le philosophe lui-même avait soufflé à Frédéric Lenormand ces pages pour notre plus grand plaisir.

Citations :
« Les gens bien informés avaient connaissance d’un projet qui consistait à pousser l’eau jusque chez les particuliers à l’aide d’une pompe installée sur la colline de Chaillot. C’était une idée folle que l’on réaliserait peut-être un jour. Pour l’heure, l’eau courante courrait encore sur deux pattes. » p. 20
« - Tout dogme est un mensonge. Il faut chercher toujours, c’est la seule vérité impérissable. Il lui tardait de noter cette idée dans un addendum aux Lettres philosophiques. » p. 207
« … Cela s’effritait de partout. Les mains sur les oreilles, Voltaire vit qu’ils allaient tous mourir ensevelis par la faute de leur bêtise, assaillants et assailli,  ce qui est la fatalité de toutes les guerres. Il parvint  à exprimer cette idée après l’épuisement des munitions, alors qu’une poudre inquiétante s’écoulait en pluie par les fissures du plafond. La police abandonna l’assassin à sa furie et se précipita vers l’escalier le plus proche. » p. 276
« La prévôté et le parlement de Paris allaient devoir prendre des mesures urgentes et coûteuses pour consolider le sous-sol. Le côté coûteux primant toujours sur le côté urgent, on commencerait par nommer une commission, et les travaux commenceraient d’ici deux générations. Cela s’appelait "œuvrer pour l’avenir" » … p. 281


En conclusion : 
     Un nouvel opus de Frédéric Lenormand, qui nous replonge dans l’univers voltairien, avec toute sa verve, son phrasé, son humour bien à lui, un peu de mauvaise foi parfois, qu’on pardonne à Voltaire bien volontiers, car ses mésaventures avec la censure et la police nous le rendent si sympathique. Je retrouve avec plaisir cette charmante équipe d’enquêteurs des premiers volumes. J’espère que cette série va nous offrir encore de nombreuses aventures savoureuses. 


Titre : "Le Diable s’habille en Voltaire" 
Auteur : Frédéric Lenormand
Éditeur : J C Lattès 
ISBN : 978 2709 64290 3

Dans la série Voltaire mène l’enquête déjà parus :
  • Chez J C Lattès  :
    • La Baronne meurt à cinq heures (2011)
    • Meurtre dans le boudoir (2012)
    • Le Diable s’habille en Voltaire (2013)
    • Crimes et Condiments (2014)
    • Élémentaire mon cher Voltaire (2015)
  • Chez Le Livre de Poche :
    • La Baronne meurt à cinq heures (2012)
    • Meurtre dans le boudoir (2013)
    • Le Diable s'habille en Voltaire (2014)



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Très bonnes lectures !

dimanche 29 mars 2015

Salon du Livre de Paris 2015

Salon du Livre Paris 2015 Porte de Versailles 
       Nous sommes le dimanche 22 mars 2015, pour se rendre au Salon du Livre de Paris 2015, en compagnie Myriam (unjour-unlivre.fr), pas moins de trois bus, trafic réduit ce-jour, donc de longues périodes d'attente aux stations. Heureusement, il n’y avait pas de file d’attente, à l'entrée, nous sommes passées rapidement aux portes, munies de nos invitations ...
     
Objectif premier, il est presque 13 h 30, nous devons atteindre le plus rapidement Le Livre de Poche (L 64) , Michèle Barrière et Frédéric Lenormand qui terminent leurs dédicaces. Je souhaite obtenir la signature de Michèle Barrière sur le dernier de ma collection au Livre de Poche, "L'Assassin de la Nationale 7"
"A l'occasion du Salon du Livre 2015, une invitation dans les grands restaurants de la N.7. Amitiés, et bon appétit. Michèle Barrière, Paris le 22 mars 2015."
Michèle Barrière à l'atelier cuisine le lundi (Le livre de Poche)

Frédéric Lenormand (Alias Voltaire)
     Nous espérons bientôt une nouvelle occasion de revoir ces deux auteurs, bien sympathiques, pourquoi pas fin juin au "Salon Saint-Maur en poche".

On lira avec bonheur, d'autres livres de 
  • Michèle Barrière, la saga de la Dynastie Savoisy
Toute une histoire, pimentée d'une intrigue policière, qui permet de remonter dans l'Histoire de la Gastronomie, de certains aliments. Un carnet de recettes aussi à la fin des livres, si vous voulez tenter de reproduire les plats servis aux différentes époques de l'Histoire de France et de quelques pays limitrophes, ne vous gênez pas !  




Une autre saga, met en scène l'histoire de la dynastie Quentin du Mesnil. 



Sans oublier notre cher 
  • Frédéric Lenormand et "Voltaire" qui mène les enquêtes. 
Quel style pétillant ! On croirait vraiment lire du Voltaire, de l'humour, quelques piques bien senties contre la société et des personnages de l'époque, un bon remède à la morosité ambiante parfois ! Déjà trois titres dans la collection du Livre de Poche.



Et aux Editions JC Lattès, non encore en Livre de Poche :


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     Poursuivant ma quête de renseignements auprès de certains éditeurs, me voici partie 
Au Diable Vauvert (N 47) afin d'y trouver quelques nouvelles à propos de prochaines traductions et publications des parutions en anglais de Poppy Z. Brite. Voici quelques années, cet éditeur a publié la traduction d'une trilogie de cette auteure, puis un recueil de nouvelles.  
     A La Nouvelle-Orléans, deux jeunes Rickey et G-man évoluent dans le monde des cuisines, nous les verrons franchir les étapes, parfois parsemées de d'intrigues, de crimes, mais toujours avec la volonté de créer leur propre restaurant. "Alcool", "La Belle Rouge", et "Soul Kitchen", puis dans "Petite cuisine du Diable" un recueil de nouvelles où ces deux jeunes cuistots sont les héros de certaines histoires. Une nouvelle atmosphère dans l'oeuvre de Poppy Z. Brite, qui nous peint le Sud des Etats-Unis, et cette ambiance si particulière qui régnait à La Nouvelle-Orléans, avant Katrina le 29 août 2005.
L'auteure a terminé la dernière ligne de cette série, la veille de la terrible tempête. 
     D'autres nouvelles, publiées en anglais, non encore traduites en français, mettent en scène ces deux cuisiniers et leurs familles respectives. J'espère, moi aussi aboutir dans mon enquête, et pouvoir donner bientôt une réponse à cette question. Faudra-t-il les lire en V.O ? (Une affaire à suivre au fil des prochains articles)

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     Cette année, la Tunisie tient sa place, dans le carré des pays étrangers, face au Brésil, grâce à la Librairie Clairefontaine. Une institution à Tunis, tous les écoliers des établissements français de Tunis, y ont déposé, un jour ou l'autre, leur commande de livres scolaires. Cette année, plusieurs auteurs tunisiens sont venus y passer quelques heures, et dédicacer leurs livres. J'ai pu y rencontrer monsieur Ali Bécheur. Échanger avec lui, sur les événements récemment vécus par les Tunisiens, et l'espoir d'un avenir meilleur et lui faire dédicacer quelques uns de ses derniers livres parus aux éditions Elyzad.





     Un album de photos prises par la Librairie Clairefontaine, dont j'ai pu extraire celles-ci, avec l'autorisation de madame Donia Jabeur, peut être vu sur Facebook.
[https://www.facebook.com/media/set/set=a.10152871240473931.1073741826.117834498930&type=1&pnref=story ]
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     Le temps passe, le monde des amateurs de livres petit à petit rempli les allées, et il devient parfois un peu pénible de circuler, surtout lorsque l'on doit gagner un stand rapidement, car une signature va se terminer.

     
     Retraversons la Méditerranée, et quelques siècles, pour  retrouver une jeune auteure, Camille Adler dont j'ai apprécié le premier roman "Rose Soie" paru chez Milady au stand (R 78). 



     Une jeune femme fort agréable, avec laquelle nous avons pu échanger à propos d'événements et faits divers évoqués dans son roman. Le Paris des années 1880, la nouvelle loi sur le divorce qui va redonner aux femmes un peu de liberté, le monde de la mode et de la Haute Couture, avec Charles Frederick Worth. Un roman, qui pour les amateurs de cette période de notre Histoire, nous permettra de réviser un peu.


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    Enfin, il faut gagner l'espace des conférences où tout en écoutant quelques auteur(e)s, nous pourrons prendre un peu de repos. 


     "La scène des auteurs"  (C 92) propose à partir de 15h30 deux rencontres qui s'annoncent fort instructives. 



  • Tatiana de Rosnay répond aux questions de Bruno Corty du journal Le Figaro, à propos de son dernier livre, "Manderley for ever" publié aux éditions Albin Michel. Elle nous racontera ses longues recherches, ses visites aux enfants de Daphné, à la maison pour s'imprégner des lieux et enfin l’aboutissement, ce livre consacré à Daphnée du Maurier, et à sa maison Manderley. Au moment où sort une réédition de « Rebecca », traduite par un nouveau traducteur, parce que ses héritiers, à la relecture de ce livre, se sont aperçus que la traductrice de l’époque avait « oublié » quelques quarante pages importantes de l’original. Il fallait resituer le contexte, pour tenter d’expliquer cette censure, ce que s'attache à faire la biographie de Tatiana de Rosnay. 
[On lira avec intérêt l’article suivant,  la vidéo associée: http://www.rtl.fr/culture/arts-spectacles/tatiana-de-rosnay-daphne-du-maurier-m-habitait-depuis-longtemps-7776765160]

« Rose », est le seul livre que j’ai lu de Tatiana de Rosnay, parce que situant son récit dans la création du nouveau Paris Haussmannien, (à l’époque de ce grand bouleversement dans Paris). Cependant, à la suite de cette conférence, j'ai très envie de rajouter à ma liste de livres à lire, non seulement la biographie de Daphné du Maurier, mais également d'autres livres de Tatiana de Rosnay et de piocher dans la bibliographie Daphné du Maurier, en suivant la progression de sa vie. Je ne connaissais pas trop cette auteure. Bien sûr, j’associais son nom à deux livres au moins, «L’Auberge de la Jamaïque » et «Rebecca », sans les avoir lu, mais me souvenant de films d’Hitchcock ; aussi «Les Oiseaux », sans savoir qu’il s’agissait d’une œuvre de Daphné du Maurier, bien remaniée. Voici un moment qui augure de belles heures de lectures à venir !
On peut consulter sont site Internet : http://www.tatianaderosnay.com/

Rendez-vous, lorsque j'aurai achevé l'étude de ce monument de 464 pages et la lecture de Rebecca, nouvelle version !

     A peine Tatiana de Rosnay descendue de la scène sous les applaudissements de l'assistance, voici Ken Follett qui apparaît, lui aussi salué par le public. 



  • Ken Follett répond aux questions de Julien Bisson du magazine Lire à propos de la trilogie "Le Siècle", publiée chez Robert Laffont. Après "La Chute des géants" et "L'Hiver du monde", voici "Aux portes de l'éternité".

     Il me semblait intéressant d’assister à cette présentation de l’auteur. 
     Je ne fus pas déçue, en constatant que monsieur Follett, prenait la peine de s’adresser à son auditoire en français, même si un interprète était assis à ses côtés, il n’avait quasiment jamais à intervenir. Première bonne impression.
Puis comme dans ce genre de prestation, il fut question de l’histoire de cette saga, et de la façon dont il concevait ses romans, de son plan de travail. Il lui a fallu pas moins de sept années pour venir à bout de ce projet.

J'ai entamé la lecture de cette trilogie, mais je ne peux pas prédire le temps qu'il me faudra pour en venir à bout. Ken Follett nous promène dans divers points de l'Europe, pour nous présenter les différentes familles qu'il va mettre en scène. Mais aussi les situations économiques qui vont faire évoluer la vie des gens, du petit peuple aux responsables politiques. (Pour assimiler les faits, il n'est pas inutile de tenir des petits papiers, des crayons, peut-être de bonnes cartes afin de visualiser, les événements, les lieux de cette page d'Histoire !)  Une vrai leçon d'Histoire contemporaine : deuxième bonne impression.

On peut consulter sont site Internet en français :  http://ken-follett.com/fr/
Sur le site de Robert Laffont, également sur les pages de ses livres des vidéos sont à disposition.    

     Voilà, la visite se termine, avec une petite visite au bel espace Robert Laffont, (G 68).


     Nous voici sur le chemin du retour, à nouveau trois bus à attendre, mais cette fois avec plein de souvenirs dans la tête et de belles lectures dans nos sacs, car nous n'avons pas pu résister à la tentation ! Qu'importe, puisque comme le disait Honoré de Balzac :
« J'ai accompli de délicieux voyages, embarqué sur un mot... »

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vendredi 13 mars 2015

Un vrai coup de cœur : "La Bibliothèque des cœurs cabossés" de Katarina Bivald

 
La Bibliothèque des cœurs cabossés
Katarina Bivald, (Ed. DENOEL) 

    Sara, jeune femme de 28 ans, travaillait dans une librairie, en Suède, situation enviée d’une accro des livres, mais la librairie ferme, elle se retrouve au chômage. Une nouvelle amie de plume, suite à de nombreux échanges épistolaires, l’invite à venir passer quelques temps près d’elle, aux Etats Unis, dans Iowa à Broken Wheel. Puisqu’elle n’a rien d’autres à faire, elle décide de partir, de faire enfin un voyage. Dans la petite ville de Hope, elle attend, son livre à la main, l’arrivée de son amie Amy Harris ; vers quelle aventure va-t-elle se retrouver confrontée. Elle est si loin de chez elle, en Suède, dans cette bourgade entourée de maïs à perte de vue…

     Personnellement, dès les premières pages, Sara a attiré ma sympathie, me demandant ce que j’aurai fait à sa place dans de telles situations, parfois quasi tragique dans sa propre existence en Suède au sein de sa famille, dans sa vie professionnelle...
(Je n’en révélerais pas plus, pour ne pas trop en dire de l’histoire.)  Mais Katarina Bivald, je trouve, tente une très belle étude de personnalité, avec les personnages de ce livre. L’image que l’on donne à voir, est-elle celle qui est perçu par les autres, selon qu’ils nous connaissent ou pas ? Sommes-nous réellement tels que les gens nous voient ? Est-il si facile de se laisser aller à ses sentiments, en fonction des circonstances ? Peut-on bouleverser le cours des choses, envers et contre tout ? 
     Et les livres dans tout cela, sont-ils prétextes ou alibis, dans notre vie ? Les utilise-t-on comme vitrine ou comme paravent ? En tous cas, ils remplacent très souvent des amis inexistants, et eux ne déçoivent pas, ils restent fidèles ! 
« Les livres lui avaient servi de remparts, oui, mais pas seulement ; Ils l’avaient protégée du monde extérieur en le réduisant à une espèce de vague toile de fond bien moins tangible que les aventures fictives dont elle se délectait. » [p. 30]
     Je me suis retrouvée comme Sara à l’étranger invitée par une amie, déçue par des proches dans mon pays, et quasiment adoptée par des gens que je ne connaissais pas et y fondant ma famille. Mais, je ne pouvais me passer d’avoir des livres sous la main, et de faire une bibliothèque chez moi, en aimant fréquenter les bouquinistes, les seuls vendant des livres en français, d’occasion mais abordables, une vraie caverne d’Ali Baba ! 
     Katarina Bivald, en 482 pages, va évoquer un bon nombre de livres ! Bien évidemment, il ne faut pas ouvrir ce roman en pensant y trouver un catalogue complet de ce qui a été imprimé, mais des auteurs appréciés, car au-delà des livres, il y a les gens aussi ! 

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Plus de renseignements : 
Editeur : Denoël
EAN : 978 2 207 11775 0
Pages : 485
parution : 15 janvier 2015

dimanche 15 février 2015

un conte fantastique et fable politico-financière : "Le Fantôme de l'Elysée" ou la visite impromptue du Baron Necker à François Hollande ...

Le Fantôme de l'Elysée, Philippe Dessertine, Ed. Albin Michel.
     Comment faire d'une situation économique pas vraiment idéale, une occasion de se replonger dans l'Histoire de France, et de retrouver une période qui ressemble fort à celle que nous vivons. La visite impromptue du Baron Necker, dans le bureau de François Hollande, alors qu'il vit une des pires soirées de son existence, va-t-elle l'aider à trouver les mots qu'il faut pour rédiger son discours pour l'ouverture de la conférence de presse du lendemain. 
Son subconscient a-t-il pressenti quelque chose ?
Il fait un bon sur son fauteuil.
Dans la peine ombre, en face de lui, totalement immobile, se détache une silhouette massive. « Je ne vous ai pas entendu entrer ! Vous m’avez ait peur ! [p.28]

     Voici un essai qui en deux cent trente pages, écrit dans un style maîtrisé et plaisant, comme nous n'avons plus guère le loisir d'en lire de nos jours, tente de nous faire prendre conscience des jours de galère qui se profilent à l'horizon, si nos politiques ne prennent pas sérieusement les problèmes à bras le corps. 
« Nous fumes tous coupables de procrastination, le Roi en premier lieu…
-          Je crois que vous êtes clair : la première des fautes est de ne rien faire. Je vais reprendre la main. » [p.191]
Plus de renseignements : 
Editeurs : Albin Michel
EAN 13 : 978 2 2262 5692 8
Parution : décembre 2014
Prix : 18.00 €

samedi 31 janvier 2015

Des coups de cœur : "Élémentaire, mon cher Voltaire !" de Frédéric Lenormand


Titre : "Élémentaire, mon cher Voltaire" 
Auteur : Frédéric Lenormand
Éditeur : JC Lattès 
ISBN : 978 2 7096 4861 5
Une suite à la série de livres de Frédéric Lenormand qui s'intitule "Voltaire mène l'enquête". Je me régale vraiment attendant toujours le bon mot, en tournant chaque page. Ces aventures mettent en scène Voltaire et ses fidèles, la très chère Émilie, Comtesse du Châtelet, l'abbé Linant secrétaire, dévoué aux bonnes adresses où l'on peut se bien restaurer. 



A peine commence-t-on le Prologue, que déjà la belle Emilie du Châtelet, se retrouve avec un cadavre dans son placard de cuisine ; calée dans les casseroles et autres ustensiles, c'est la petite soubrette, Margotton. Cela démarre fort ! 
Voici Emilie, se retrouvant au Châtelet, à la prison cette fois, dans le bureau du commissaire Hérault, qui n'est pas insensible au charme de la Comtesse, et Voltaire et l'abbé Linant dehors, obligés de se déguiser, pour passer incognito, sans toit, cherchant bonne fortune chez Montesquieu, et courant les commerçants, pour trouver les indices entre les apothicaires,  les faiseurs de jouets, de poupées de son, et les couturières, modistes et autres professionnelles de l'aiguille, du fil et de tissus ! 

« C’est parce que le monde est absurde que les hommes comme moi sont nécessaires, dit Voltaire. » [p.58]
 « Des mannequins sans tête, au cou terminé par une poignée en bois qui permettait de les déplacer sans peine, parurent à l’écrivain une illustration de la condition humaine : des êtres sans cervelle, aisément manipulables. » [p.86]

 Encore quelques trois cents pages, pour se régaler de la prose de Voltaire, grâce à la plume de Frédéric Lenormand.