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vendredi 6 novembre 2015

Au coin du feu ... Un polar à donner des frissons ! "Lontano" Jean Christophe Grangé.

     Qui a connu l’Afrique, se retrouvera en terrain connu dès la première page. 
Par l’ambiance de cette scène d’enterrement : la température au moins 40° C ; par les teintes chaudes du décor, des personnages hauts en couleur aussi ! 
 « Soleil blanc, poussière rouge. » ... [p. 9]
"Lontano" Jean-Christophe Grangé
Ed. Albin Michel


Quatrième de couverture :
Le père est le premier flic de France.
Le fils aîné bosse à la Crime. Le cadet règne sur les marchés financiers.
La petite sœur tapine dans les palaces. Chez les Morvan, la haine fait office de ciment familial. Pourtant, quand l’Homme-Clou, le tueur mythique des années 70, resurgit des limbes africaines, le clan doit se tenir les coudes.

Sur fond d’intrigues financières, de trafics miniers, de magie yombé et de barbouzeries sinistres, les Morvan vont affronter un assassin hors norme, qui défie les lois du temps et de l’espace. Ils vont surtout faire face à bien pire : leurs propres démons. Les Atrides réglaient leurs comptes dans un bain de sang. Les Morvan enfouissent leurs morts sous les ors de la République.

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En Bref :
     Erwan Morvan se trouve avec son père Grégoire, au Congo Kinshasa, aux funérailles du général Philippe Sese Nseko. Une vieille connaissance de son père, un baroudeur ! Un grand flic aussi, à l’époque l’un n’empêchait pas l’autre. La famille Morvan œuvrait à Lubumbashi, capitale de la province du Katanga. 
« Erwan n’écoutait plus. Depuis son arrivée, il ressentait. Odeurs, couleurs, chaleur. Il avait atterri à Kinshasa la veille, à cinq heures du matin. En descendant de l’avion, il avait découvert les tons de plomb fondu et les odeurs de décomposition de l’aube... Jadis surnommée la Belle, Kinshasa ressemblait aujourd’hui à une gigantesque poubelle renversée, où grouillait une fourmilière de têtes noires et de boubous de couleur vive.  » [p. 11]
     Curieusement, à peine rentrés à Paris, une affaire, un bizutage dans une caserne en Bretagne qui tourne mal, un jeune recrue se retrouve tiré par un missile, alors qu’il semblait se cacher dans une construction fortifiée de la guerre, sur une île interdite «zone militaire » va les faire tourner cette enquête autour de l’Afrique.


En Bref :
     Erwan Morvan, inspecteur à la Crim, découvre de l’Afrique. Celle de son père dans les années 70. Il ne peut faire autrement que de parler de sa famille, par la même occasion. Grégoire Morvan, le père, dans la digne tradition du patriarche autoritaire. Ayant vécu et participé même aux événements de 1968. Un peu dans tous les partis en même temps, le père avait dû s’exiler en Afrique pour se faire oublier.  

« Le Ricard. Quand la France allait basculer aux mains des gauchistes, Pasqua et sa clique du SAC ont organisé une manifestation en faveur de De Gaulle. Ca, tout le monde le sait. Deux cent mille mecs sur les Champs-Elysées et une révolution tuée dans l’œuf, une ! Ce qu’on sait moins, c’est que pour rameuter des manifestants  des quatre coins de la France, le Corse a activé ses réseaux Ricard. A l’époque, il était représentant de la marque. Tous les commerciaux s’y sont mis et ont affrété des cars. A leur arrivée à Paris, les militants avaient droit à une tournée gratis, une tranche de saucisson, et en voiture Simone ! (Il trinqua à la santé des souvenirs.) En France, que pouvait Mao contre le pastis ? » [p. 15]

     Maggie la mère des enfants, vivant en Afrique quand elle a connu Grégoire, la femme soumise  battue, autrefois elle était un peu hippie.  Les enfants ... Ah ! Chacun avec ses problèmes, pourtant il les aime, et ferait tout pour les protéger. Depuis il avait fait son chemin, dans les services de l’Etat, officiels et officieux.  Les parents, sont maintenant rangés dans la catégorie bourgeoisie à l’aise, appartement avenue de Messine, dans les beaux quartiers. Le traditionnel déjeuner de famille le dimanche...
« Il observa les convives : le clan au grand complet. Gaëlle, la benjamine, vingt-neuf ans, absorbée dans ses SMS. Loïc, le cadet, trente-six ans, sommeillant au-dessus de son assiette. En bout de table, ses enfants, Milla et Lorenzo, cinq et sept ans, sages et silencieux. La chaise vide était celle de Maggie, qui continuait à servir la tribu avec dévotion.  
L’illusion était parfaite : une respectable famille bourgeoise, réunie comme chaque dimanche. Les coulisses étaient moins reluisantes. Loïc, ancien alcoolique, aujourd’hui financier millionnaire, était accro à la coke et cherchait son salut dans le bouddhisme. Gaëlle voulait faire du cinéma et couchait à droite à gauche pour « faire avancer sa carrière ». Quand à Maggie, ex-hippie et mère obsessionnelle, elle avait passé sa vie à encaisser les coups de son mari, sans jamais se plaindre ni se résoudre à divorcer. » [p. 20]d
     Erwan, est appelé dans le bureau par le père, il doit lui confier une mission. Il lui faut partir dès l’aube le lendemain, pour la Bretagne, la base Kaeverec 76  pour une affaire sensible. En haut lieu, on veut quelqu’un de confiance pour enquêter.
« Un bizutage qui tourne mal. Un Rafale qui descend une bleusaille. L’intérieur et la Défense veulent une enquête objective, menée par la Crime. Pas question qu’on soupçonne de mettre l’étouffoir » [p. 24]
     L’occasion de revoir un lieu où il passa une grande partie de son enfance. Que va-t-il retrouver ? Quelle déception plus rien ne ressemble à ses souvenirs sur la route. Il lui faut arriver au camp militaire, dans le Finistère, pour reconnaître l’ambiance de la mer.
« Kripo braqua et d’un coup, la mer jaillit : un bouillonnement noir aux franges grises se mêlant au ciel sombre dans une soudure de rocailles. La vraie Bretagne, enfin, apparut. Des falaises vert et blanc, creusées à la verticale, évoquant des animaux monstrueux au pelage phosphorescent, ouvrant des gueules pour s’abreuver à la source du monde.» |p. 94]
     Sur place, qu’est-ce qui l’attendait, pas  bon d’avoir en même temps, la police criminelle : le 36, quai des orfèvres, la Gendarmerie, la police locale, et l’armée, qui  n’est pas réputée pour s’ouvrir facilement : 
« Selon Movan, les Bretons coopéreraient et l’enquête serait bouclée en deux jours. Tu parles. Les militaires de l’aéronavale seraient sans doute fermés comme des huîtres, les gendarmes le regarderaient comme un rival et le proc ouvrirait son parapluie à la moindre découverte. » [p. 51]

      Voilà pour situer l'affaire, vous voulez savoir ce que cette histoire raconte,  maintenant, je ne parlerai plus, même pas en présence de mon avocat. La seule solution, vous armer de patience et lire ce livre.

Mon avis :
     Une belle découverte que ce pavé de J.C. Grangé, 777 pages qui vont vous faire voyager en France, la Bretagne, chez les pompons rouges, nos pilotes de Mirage aussi, à bord du Charles De Gaulle. Mais aussi en Afrique à Kinshasa et dans les provinces du Katanga. Car il faudra remonter à l’époque de la France-Afrique. Même si c’étaient les Belges qui occupaient les lieux. D’ailleurs une vieille affaires de Morvan père, amènera son fils Morvan Erwan jusqu’en Belgique, en Suisse aussi. Sans parler évidement à Paris au 36 Quai des Orfèvres. Un bon conseil cherchez des cartes IGN, pour suivre les itinéraires.
Belle lecture pour passer de longues journées d’hiver en perspective, bien au chaud, à l’abri ! Juste une impression, après avoir fermé la dernière page, aurons-nous un nouvel opus, une suite à cette histoire ? 

illustration : Nkisi nkondi. National Museum van Wereldculturen Coll.no. RV-497-89
photo d'auteur : Richard Dumas/VU - DESIGNNARCISSE
Le site du livre chez l’Éditeur : http://www.albin-michel.fr/Lontano-EAN=9782226318169
En savoir plus sur Jean-Christophe Grangé : www.jc-grange.com

Pour en savoir plus : 4/5
Éditeur : Albin Michel
ISBN : 9782226318169
Date de parution : 9 septembre 2015
Format : 225 mm x 155 mm
784 pages
Prix : 24.90 €





jeudi 5 novembre 2015

Prix Médicis 2015 : un peu d'histoire ...


Le prix Médicis est un prix littéraire français fondé par Gala Barbisan et Jean-Pierre Giraudoux le 1er avril 1958 afin de couronner un roman, un récit, un recueil de nouvelles dont l'auteur débute ou n'a pas encore une notoriété correspondant à son talent. Il était auparavant attribué en même temps que le prix Femina à l'hôtel de Crillon, mais est maintenant décerné deux jours plus tard au restaurant La Méditerranée situé place de l'Odéon à Paris.

En plus du prix Médicis, le prix Médicis étranger est attribué depuis 1970.

 le prix Médicis essai est attribué depuis 1985.

Aux dernières nouvelles, le jury du Médicis se compose d'Emmanuèle Bernheim, Michel Braudeau, Dominique Fernandez, Anne F. Garréta, Patrick Grainville, Frédéric Mitterrand, Christine de Rivoyre, Alain Veinstein et Anne Wiazemski. La présidence du jury, tourne tous les tous ans selon l'ordre alphabétique.

(souce Widipédia   https://fr.wikipedia.org/wiki/Prix_M%C3%A9dicis )

Le site officiel n'est pas à jour : https://prixmedicis.wordpress.com/


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Dernière sélection du jury Médicis: 11 romans français, 8 romans traduits, 9 essais. Allez donc faire le tri là-dedans. 


Comme son titre l'indique un peu, «Titus n'aimait pas Bérénice» tourne très clairement autour de Racine et de sa terrible vision des passions.
Nathalie Azoulai

Le site du livre chez l'éditeur : http://www.pol-editeur.com/index.php?spec=livre&ISBN=978-2-8180-3620-4

Le prix Médicis étranger lui, va au Turc Hakan Günday, auteur de «Encore» (traduit du turc par Jean Descat, Galaade). 


Le site du livre chez l'éditeur : http://www.galaade.com/oeuvre/encore

Le prix Médicis essais distingue  «Sauve qui peut la vie» de Nicole Lapierre (Seuil)


Le site du livre chez l'éditeur : http://www.seuil.com/livre-9782021283709.htm

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Les prix littéraires 2015 ... à suivre ...

mercredi 4 novembre 2015

Prix Fémina 2015 : un peu d'histoire ...

     Créé en 1904 par vingt-deux collaboratrices du magazine La Vie heureuse, sous la direction de la poétesse Anna de Noailles, il aura pour but de constituer une contre proposition au prix Goncourt qui consacrait de facto des hommes. Le prix est attribué chaque année par un jury exclusivement féminin le premier mercredi de novembre à l'hôtel de Crillon, Paris. Il récompense chaque année une œuvre de langue française écrite en prose ou en poésie.

l'hôtel Crillon étant en travaux, le Prix Fémina revient au Cercle de l'Interallié 33, rue du faubourg saint-honoré Paris 8e.



Les membres du jury sont, en juin 2015 :

Évelyne Bloch-Dano
Virginie Despentes
Solange Fasquelle
Claire Gallois
Anne-Marie Garat
Paula Jacques
Christine Jordis
Camille Laurens
Mona Ozouf
Danièle Sallenave
Josyane Savigneau
Chantal Thomas
Diane de Margerie - membre d’honneur

Pour plus de détail le site Wikipédia : https://fr.wikipedia.org/wiki/Prix_Femina

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Christophe Boltanski, écrivain et reporter à L'Obs, a reçu, mercredi 4 novembre, le prix Femina pour son roman 'La Cache', premier roman paru chez Stock. 


Il a été choisi par le jury dès le second tour, obtenant 7 voix, contre 4 à Charif Madjalani et son Villa des femmes paru au Seuil. 
Le site du livre chez l'éditeur : http://www.editions-stock.fr/la-cache-9782234076372

Prix Femina étranger :

Le Femina du meilleur roman étranger a été décerné à l’Écossaise Kerry Hudson, pour "La couleur de l'eau", paru le 20 août chez Philippe Rey. 



L'auteure a obtenu 6 voix contre les 5 obtenues par La Zone d'intérêt de Martin Amis (Calmann-Lévy).
Le site du livre chez l'éditeur : http://www.philippe-rey.fr/livre-11La_couleur_de_l_eau-278-1-1-0-1.html

Prix Femina essai :

Le Femina du meilleur essai est lui revenu à Emmanuelle Loyer, 


pour sa biographie de Claude Levi-Strauss : « Lévi-Strauss, notre contemporain », publiée chez Flammarion, et qui obtient 7 voix.
Le site du livre chez l'éditeur : http://editions.flammarion.com/Albums_Detail.cfm?ID=48494&levelCode=sciences

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Les Prix littéraires 2015 ... à suivre ...

mardi 3 novembre 2015

Le Prix Renaudot : Un peu d'histoire ...

"L'histoire est le récit des choses advenues. La gazette seulement le bruit qui en court."
Théophraste Renaudot
Source : prixrenaudot.org


Theophraste Renaudot :
un homme d'influence au temps de
Louis XIII et de la Fronde
Broché – 18 mars 1998
de Christian Bailly  (Auteur)
ISBN 2714419690
     Voici l'histoire de ce prix littéraire, racontée par un participant lui-même, Georges Charensol, "D'une rive à l'autre" paru au Mercure de France, 1973, (ISBN 2715209983). 



La création du prix Renaudot en 1926 racontée par l'un de ses fondateurs, Georges Charensol

« Depuis la fondation de l'Académie Goncourt, les Dix[1] déjeunaient le premier lundi de décembre et attribuaient leur prix au cours du repas. C'est dire que le lauréat était souvent proclamé assez tard car les délibérations des Goncourts ont toujours été tumultueuses, et leur histoire est jalonnée de départs fracassants et de protestations indignées.

Sitôt le résultat connu, nous autres, les informateurs littéraires, allions porter la nouvelle au journal avant de nous mettre à la recherche du lauréat. Ce qui n'était pas toujours facile, les éditeurs étant moins bien organisés qu'aujourd'hui. Nous écrivions ensuite notre article, si bien que nous devions renoncer à déjeuner.


Comme nous étions jeunes et dotés d'un solide appétit, en 1925 je proposai aux camarades attachés à la même galère de prendre ensemble notre repas ce jour-là à onze heures dans un petit restaurant voisin de Drouant, à la Fontaine Gaillon.


Ils acceptèrent d'enthousiasme et Gaston Picard s'écria “ Pourquoi ne décernerions-nous pas un prix nous aussi ? ” L'idée me parut excellente : “ Un prix de journalistes, dis-je, auquel nous donnerions le nom de Théophraste Renaudot, le premier journaliste.”


Quelques jours plus tard nous nous réunissions chez Raoul pour constituer un jury de dix membres. Nos statuts seraient calqués sur ceux des Goncourts, donc inutile de les déclarer et d'élire un président. C'est ainsi que, dans l'illégalité la plus totale, le prix Renaudot est attribué depuis près d'un demi-siècle.


Les premiers membres furent Raymond de Nys de l'Intransigeant, plein de finesse, toujours souriant, Pierre Demartres du Matin, connu pour ses grands reportages comme Georges Le Fèvre du Journal. Mais ni l'un ni l'autre ne dédaignaient la petite information car nous étions tous des vrais journalistes et nous ne nous prenions pas au sérieux. Il y avait encore Noël Sabord de Paris-Midi, un homme de grande culture, Marcel Espiau qui s'était signalé par une farce assez joyeuse. Copain avec un maître d'hôtel de Drouant il avait obtenu de l'aider à servir le repas des Goncourts. Si bien qu'il put assister au début de leurs délibérations alors tout à fait secrètes. Pénétrer dans leur salle à manger, comme le font aujourd'hui reporters et photographes, eût paru aux frères Rosny, à Léon Hennique ou à Léon Daudet un crime de lèse-majesté. Mais Espiau fut reconnu, rapidement chassé et il raconta avec esprit son aventure dans l'Éclair. La présence d'une femme nous parut indispensable et nous fûmes heureux d'accueillir Odette Pannetier, célèbre pour ses articles au vitriol de Candide. Georges Martin du Petit Journal, Gaston Picard de la Renaissance et le dessinateur Henri Guilac du Canard enchaîné, qui donnait aux Nouvelles littéraires de pittoresques bandes dessinées, complétèrent le jury.


Je ne dis pas que, dans notre esprit, il n'y avait pas un peu de malice et l'arrière-pensée de rectifier les votes des Goncourts que nous approuvions rarement, mais nous nous gardâmes de le proclamer et nos relations avec nos aînés furent si bonnes qu'une fois Lucien Descaves, provisoirement brouillé avec ses collègues, vint présider notre déjeuner.


Le premier eut lieu en décembre 1926. Quand vint le moment du vote Odette Pannetier, dans cet esprit de canular qui nous animait, suggéra le nom d'Anatole de Monzie alors ministre de l'Éducation nationale. D'autres propositions du même genre ne nous parurent pas plus astucieuses. Si bien qu'une majorité se dégagea pour donner un coup de projecteur sur un inconnu. C'est ainsi que fut choisi le savoureux Nicolo Pecavi ou l'Affaire Dreyfus à Carpentras, premier roman d'un jeune professeur au lycée de Monaco, Armand Lunel.


Notre initiative eut un retentissement qui nous surprit…  »



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Le lauréat du jury 2015 : Delphine de Vigan "D'après une histoire vraie" (Ed. JC.Lattès)




la page du livre sur le site JC LATTES : http://www.editions-jclattes.fr/le-phenomene-delphine-de-vigan

pour en savoir plus : 
le site officiel du Prix renaudot : http://prixrenaudot.free.fr/historique.htm
(site qui n'est pas à jour !) d'autres prix et livres référencés sur le site 


  • le Renaudot catégorie Essais : Le lauréat du jury 2015 est Didier Blonde pour son livre sur cette femme, dont il vit juste une photo sur une tombe, avec une seule date. Enquête littéraire, "Leïlah Mahi 1932" est aussi une réflexion sensible sur la perte et l'inépulsable pouvoir de fascination des images.
la page du livre sur le site de Gallimard :  http://www.gallimard.fr/Catalogue/GALLIMARD/Blanche/Leilah-Mahi-1932

  • le Renaudot catégorie Livre de poche : Le lauréat du jury 2015 est Vénus Khoury-Ghata pour son roman "La Fiancée était à dos d'âne" (Folio pour l'édition de poche et Mercure de France pour le grand format). 
la page du livre sur le site de Gallimard : 
http://www.folio-lesite.fr/Catalogue/Folio/Folio/La-fiancee-etait-a-dos-d-ane

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Les Prix littéraires 2015 ...  à suivre.

Le Prix Goncourt : Un peu d'histoire ...


Le Testament d'Edmond de Goncourt (Extrait)

«Je nomme pour exécuteur testamentaire mon ami Alphonse Daudet, à la charge pour lui de constituer dans l'année de mon décès, à perpétuité, une société littéraire dont la fondation a été, tout le temps de notre vie d'hommes de lettres, la pensée de mon frère et la mienne, et qui a pour objet la création d'un prix de 5000 F destiné à un ouvrage d'imagination en prose paru dans l'année, d'une rente annuelle de 6000 francs au profit de chacun des membres de la société.»

pour en savoir plus : 
le site de l'Académie Goncourt : http://academie-goncourt.fr/?article=1229173897

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Prix : 10 €


Le Prix Goncourt est décerné chaque année au début du mois de novembre. Le montant de son prix est de 10 euros. Mais il est évident qu'il est d'un tout autre rapport financier, un tirage très important étant assuré au livre couronné par le Goncourt.

La cérémonie se déroule traditionnellement dans un salon particulier, du restaurant le Drouant 


Les «Dix» peints par Bernard Buffet en 1956.
De gauche à droite, assis : Jean Giono, Roland Dorgelès, Francis Carco.
Debout : Gérard Bauer, Alexandre Arnoux, André Billy, Philippe Hériat, Pierre Mac Orlan, Raymond Queneau, Armand Salacrou.

Aujourd'hui, autour de la table, il y avait : Paule Constant, Pierre Assouline, Régis Debray, Françoise Chandernagor, Bernard Pivot, président, Didier Decoin, Edmonde Charles-Roux, Philippe Claudel, Patrick Rambaud, Tahar Ben Jelloun.

mardi 3 novembre 2015
Le Prix Goncourt 2015 a été attribué à Mathias Enard pour Boussole, chez Actes Sud.




Une vidéo : l'auteur Mathias Enard parle de "Boussole" https://www.youtube.com/watch?v=dorBh1pG9rA

Mathias ENARD
Né en 1972, Mathias Enard a étudié le persan et l’arabe et fait de longs séjours au Moyen-Orient. Il vit à Barcelone.
Il est notamment l’auteur de six romans parus aux éditions Actes Sud : La perfection du tir (2003, prix des Cinq Continents de la francophonie ; Babel n° 903), Remonter l’Orénoque (2005), Zone (2008, prix Décembre, prix du Livre Inter ; Babel n° 1020), Parle-leur de batailles, de rois et d’éléphants (2010, prix Goncourt des Lycéens, prix du Livre en Poitou-Charentes 2011), Rue des Voleurs (2012) et Boussole (2015).
Ainsi que Bréviaire des artificiers (Verticales, 2007) et L’alcool et la nostalgie (Inculte, 2011 ; Babel n° 1111).
BIBLIOGRAPHIE CHEZ ACTES SUD


 Pour en savoir plus : http://www.actes-sud.fr/catalogue/litterature/boussole


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 Les prix littéraires 2015 ... à suivre.










Le Prix décembre 2015 : un peu d'histoire ...

Le prix Décembre

     Créé en 1999 et soutenu par Pierre Bergé, est décerné en novembre. Il couronne une oeuvre littéraire en langue française publiée dans l'année, quel que soit son domaine : roman, nouvelles, essai... Le lauréat reçoit 30 000 €.


Prix Décembre 2015 à Christine Angot
pour son roman "Un amour impossible" (Flammarion)

 

     Les jurés* du prix Décembre ont délivré, ce 2 novembre, leur prix 2015. Elle reçoit le montant de 30 000 euros soit la dotation la plus importante des prix littéraires de l'automne.

* composition du jury : Josyane Savigneau, présidente, Laure Adler, Pierre Bergé (actionnaire à titre personnel du Monde), Michel Crépu, Charles Dantzig, Cécile Guilbert, Patricia Martin, Eric Neuhoff, Dominique Noguez, Amélie Nothomb, Philippe Sollers et Arnaud Viviant.

Au premier tour par huit voix contre deux à Judith Perrignon "Victor Hugo vient de mourir" et deux à Michaël Ferrier "Mémoires d’outre-mer".



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En savoir plus : sur http://www.lemonde.fr/livres/article/2015/11/02/la-romanciere-christine-angot-remporte-le-prix-decembre_4801644_3260.html#QFClhvJhkpKL8JKe.99

Judith Perrignon "Victor Hugo vient de mourir" Ed. L'iconoclaste.
http://www.editions-iconoclaste.fr/spip.php?article2106
Michaël Ferrier "Mémoires d’outre-mer" Ed. Gallimard http://www.gallimard.fr/Catalogue/GALLIMARD/L-Infini/Memoires-d-outre-mer

Les prix littéraires 2015 ... à suivre ...

lundi 2 novembre 2015

Le Prix de l'Académie Française : Un petit peu d'histoire ...


bandeau original de la page consacrée
sur le site de l'Académie Française
     L'Académie Française pour le Centenaire de cette récompense "Le Grand Prix du roman" propose une rétrospective  :
  1. La bibliothèque de l’Institut de France (23, quai Conti, Paris 6e) présente du 15 octobre au 31 décembre 2015, au moyen de documents originaux, une exposition consacrée au 100e anniversaire du Grand Prix du roman.
  2. une publication aux Éditions des Cendres de l’ouvrage commémorant Le Grand Prix du roman de l’Académie française (1915-2015). Une somme sur l'histoire de ce Grand Prix qui embrasse l’histoire du roman entre 1915 et 2015.

Après une longue présentation générale du prix lui-même et de ses grandes heures, chaque lauréat et chaque œuvre primés sont l’objet d’une notice étendue.

Dans le cadre de cet ouvrage, de nombreux académiciens ont livré un texte inédit sur une œuvre ayant reçu le Grand Prix de l’Académie française : Hélène Carrère d’Encausse [Pierre Benoit], Florence Delay [Francis Carco], Jean-Marie Rouart [François Mauriac], Dominique Bona [Joseph Kessel], Pierre Rosenberg [Jacques de Lacretelle], Valéry Giscard d’Estaing [Henri Pourrat], Sir Michael Edwards [Georges Bernanos], Jean-Christophe Rufin [Antoine de Saint-Exupéry], Dominique Fernandez [Joseph-Henri Louwyck], Danièle Sallenave [Philippe Hériat], Yves Pouliquen [Albert Cohen], Dany Laferrière [Patrick Besson], Gabriel de Broglie [Pierre-Jean Remy], Frédéric Vitoux, Xavier Darcos [Anne Wiazemsky], Pierre Nora [Jonathan Littell]. 

D’anciens lauréats ont également donné un texte inédit au volume : Jean Husson, Pierre Moustiers, Henri Coulonges, Louis Gardel, Frédérique Hébrard, Calixthe Beyala, François Taillandier, Marie Ferranti, Jean-Noël Pancrazi, Bernard du Boucheron, Éric Faye, Joël Dicker, Christophe Ono-dit-Biot, Adrien Bosc.

320 pages / 170 x 240 mm / ouvrage broché à larges rabats

Nombreuses illustrations couleurs / index des noms
ISBN 978-2-86742-241-6 / 28 €
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pour en savoir plus : centenaire_prixduroman.pdf 


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Madame Hélène Carrère d'Encausse
et les deux lauréats du Grand Prix du Roman 2015
MM. Hédi KADDOUR et Boualem SANSAL
Le 29 octobre 2015
Grand Prix du Roman

L’Académie française, dans sa séance du jeudi 29 octobre 2015, a décerné son Grand Prix du roman, d’un montant de 10 000 euros, à M. Hédi KADDOUR, pour son roman Les Prépondérants et M. Boualem SANSAL, pour 2084. La fin du monde.

MM. Hédi Kaddour et Boualem Sansal ont chacun obtenu, au 4e tour de scrutin, 
11 voix contre 1 voix à Mme Agnès Desarthe.



Les deux lauréats du Grand Prix du Roman 2015