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lundi 25 mai 2015

"L'Orientale" de Nine Moati, (suite de "Les Belles de Tunis" et "Rose d'Alger")


"L'Orientale" Nine Moati (Ed. du Seuil)

Quatrième couverture :
     Hannah hérite à la mort de son père, le duc Nessim, héros burlesque de Livourne du siècle dernier, une fortune colossale. Elle relance l'activité du port, scandalise sa ville, la quitte pour suivre, jusqu'à Tunis, un Anglais fasciné par l'Orient. Mais John Lewis se dérobe. Hannah s'installe à Paris en 1900 et transforme son hôtel particulier de la place Vendôme en palais des Mille et Une Nuits. Elle y attend, en Orientale, l'homme aimé. En vain. Son amour déçu et sa sensualité la poussent alors dans les bras du bel Armand de La Fresnaye, antisémite comme tant d'autres à l'époque. Cette relation la dégrade jusqu'au dégoût d'elle-même. Une fois encore, elle réagira... Cloîtrée dans son palais comme dans un harem, Hannah créé une salle de jeux et devient banquière. Paris en fait une de ses reines. Des silhouettes défilent : Poiret, Citroën, Chanel... L'Orientale, recluse de la place Vendôme, assiste ainsi à un demi-siècle d'événements qui fracassent le monde et bouleversent les destins. Dans la lignée des Belles de Tunis, Nine Moati nous offre le portrait d'une femme moderne dans ses contradictions et ses passions, transfigurée, pour le désir et le rêve, en sublime et romanesque    " Orientale ".

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     "L’Orientale", c’est Hannah, l’héritière d’une fortune amassée par le Duc Nessim, personnage vu dans  « Les Belles de Tunis » premier tome de la saga racontant l’Histoire avec un grand H de la Tunisie, depuis le temps des Beys. 


Le Palais Nessim et vue de sa terrasse sur Tunis 
     Ce n'est pas un personnage de fiction, mais le chef de la communauté juive de Tunis, qui a joué un rôle important dans l'Histoire de la Tunisie de la fin du XIXe siècle.

     Nous sommes au début du XXe siècle, Hannah, après le décès de son père Nessim, à Livourne, se retrouve seule, sans famille.  Comme lorsque l’on est à la tête d’une grande fortune, beaucoup de gens gravitent autour d’elle, pour lui présenter les condoléances et espérer mettre en avant les jeunes hommes, tout à fait prêts à l’épouser, enfin à épouser sa fortune, elle le sait très bien. Mais, elle refuse d’être traitée comme une bête qu’on vante au marché aux bestiaux !  



« Elle écarta le rideau de fine dentelle, entrouvrit la fenêtre pour respirer l’air de la mer et se laver intérieurement avant d’affronter le monde. La mer, en cet automne naissant et frémissant, atteignait à cette couleur violette qu’elle aimait. » [p. 11] 
     En femme douée pour les affaires, digne fille de son père, elle tentera avec des idées nouvelles, de relancer l’activité du port de Livourne. De nombreux français s'installent sur ces terres du Maghreb, des mangeurs de porc, qui ne trouvent pas les salaisons et autres charcuteries préparées à base de ces animaux, proscrits par la religion musulmane et juive ! Qu'à cela ne tienne, elle organisera le transport et la transformation sur place de ces animaux pour satisfaire cette nouvelle demande.

     Pour mener sa vie de femme, elle a bien envie de s’attacher aux pas d’un artiste peintre, John Lewis, un Anglais fasciné par l’Orient. Elle lui propose, de lui faire découvrir Tunis. Ils s’embarquent sur un des bateaux de sa compagnie. Une occasion pour elle, de faire connaissance avec la ville de ses origines, et peut-être de sa cousine Myriam. Un retour aux sources de sa famille.

     N’étant pas arrivée à ce dont elle avait rêvé, avec ce peintre, elle décide d'aller s'installer à Paris. 
« ...
-    je pense aller aussi à Paris, reprit très vite Hannah pour changer de conversation.

- A Paris ? Ne craignez-vous pas demanda Mochée, la vague d’antisémitisme qui s’abat depuis le début de cette malheureuse affaire  Dreyfus ? Nous avons beaucoup craint, ici même, pour le sort de notre communauté. … » [p. 123] 
     Dans un hôtel particulier de la place Vendôme que son père "le Duc Nessim" avait acheté spécialement pour elle, au temps de sa splendeur. Pour tenter de surprendre son peintre, s'il revenait vers elle, son hôtel particulier devient un "Palais des Mille et Une Nuits", au début, juste un lieu où aimaient se retrouver quelques uns de ses amis artistes, puis petit à petit, prisé du tout Paris, mais dans lequel elle décidera de vivre cloîtrée, toujours habillée  « à l' Orientale », tout en gérant ses affaires d’une main de maître. 

Place Vendôme, Paris, 1900
Mon avis : 

     Nine Moati  retrace la vie parisienne de ce début de siècle. Au fil des pages, de grands artistes croiseront sa vie, Modigliani ...
     Les grandes affaires politiques seront évoquées, mais aussi la crise que révélera l’affaire Dreyfus.  L’antisémitisme sévit déjà, mais comme pour prendre une revanche sur ces hommes, elle fera de son palais, une salle de jeux, et une banque. Ils ne pourront se passer d’elle, et Paris en fera une de ses reines, combien de ses personnalités défilent dans ses murs : Poiret, Citroën, Chanel … 
     L’Orientale, qui vit cloîtrée chez elle, comme dans un harem, verra de ses fenêtres, un demi-siècle de l’histoire du monde bouleverser les destins. Jusqu’au jour où elle sait qu’elle devra sortir, et ne refusera pas de faire face à son destin, fièrement.

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Pour en savoir plus : 
Edition du Rocher, 
ISBN : 9782268050485
Date de parution : 1985 (de nouvelles éditions en juillet 2005)
252 pages – 
Prix :18.20 € T.T.C.

samedi 16 mai 2015

1 000 vues au compteur !

     


     Le cap des "1 000 vues" vient d'être franchi, ce 15 mai 2015, grâce à la publication à propos du dernier roman "Mirage" de Douglas Kennedy ! 

     «1002 vues » 

     Un grand merci à toutes et à tous au-delà des frontières. Si j’en crois les statistiques du blog, « On ne lit jamais trop …» fut regardé en France, mais également aux Etats-Unis, en Russie, Belgique, Pologne, Roumanie, Allemagne, au Royaume-Uni, Brésil, en Tunisie, Ukraine, Biélorussie, Norvège, Corée du Sud.  J’espère vous avoir donné envie de lire aussi mes livres « coups de cœur », ceux que j’ai tant aimé pour leur donner une place dans mon blog.  
     Mon seul regret, c’est que votre passage soit resté anonyme, j’aurai aimé que vous laissiez un commentaire, afin de pouvoir vous remercier. Vous pouvez également retrouver  « On ne lit jamais trop …» sur un des grands réseaux sociaux !
J’ai encore de nombreux livres exceptionnels à vous faire partager, alors je vous donne rendez-vous à très bientôt.

     Vivement les 2000 !
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mercredi 13 mai 2015

Mes coups de cœurs : "Mirage" de Douglas Kennedy


"Mirage" Douglas Kennedy (Ed. Belfond)
Traduction : (de l'américain) par Bernard Cohen


Quatrième de couverture :
     Dans la chaleur étouffante d'un Sahara de tous les dangers, passion, mensonges et trahisons. Et si l'amour n'était qu'un mirage ? Un voyage plein de rebondissements au cœur d'un Maroc inattendu, avec le plus captivant des guides : Douglas Kennedy.

     Robyn le sait, son mari Paul est loin d'être parfait. Artiste fantasque, insouciant, dépensier, ce jouisseur invétéré a du mal avec les limites du quotidien. Le couple s'aime encore mais la crise couve. Sans compter la question des enfants. Robyn en veut un, Paul est d'accord. Mais le temps presse, et rien ne se passe...

     Pourquoi pas un voyage au Maroc ? Changer d'air, prendre le temps de vivre, se redécouvrir, et faire enfin ce bébé qui leur manque tant.

     Sur place, la magie opère : Paul se remet à peindre et Robyn à espérer. C'est alors qu'une nouvelle tombe, un secret révélé, si lourd, si explosif qu'il dévaste tout. Et Paul disparaît.


     Folle de douleur, terrifiée à l'idée de perdre celui qu'elle ne peut s'empêcher d'aimer, Robyn va se lancer à sa recherche. Une quête qui la conduira au bout d'elle-même...

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Mon avis :

     « Mirage » le titre choisi par Douglas Kennedy pour nous raconter une nouvelle histoire de couple, va peut-être nous faire réfléchir, nous aussi avec Robyn, sur ce qu’est notre existence. Les sentiments que nous éprouvons envers ceux qui nous sont proches, comme sur les êtres eux-mêmes, tout cela n’est-il qu’illusion, mirage ! Tout en découvrant, avec les réflexions dont il a le secret, les vies de ses personnages, au fil des pages, que de questionnements viennent à l’esprit !
« Nous projetons sur autrui ce dont nous avons besoin et dont nous manquons à un moment  précis de notre existence. Il paraît que l’école de la vie est la meilleure de toutes. Sans doute, mais seulement si nous sommes déterminés à nous extraire des  illusions et des leurres dans lesquels nous nous enfermons. Or l’amour n’a pas son pareil pour nous troubler la vue. Et que serait la vie sans l’amour ? Elle serait aussi froide et implacable que les relevés de comptes que j’étudie chaque jour. … » [p. 31]
     Douglas Kennedy nous invite à faire un voyage et à découvrir le Maroc, jusqu'au Sahara, ce majestueux désert, où l’on peut se perdre, disparaître, mais aussi parfois se trouver soi-même.    
«Moi qui avais toujours rêvé de vivre sur une plage perdue, loin des bruits du monde, bercée nuit et jour par le va-et-vient hypnotique des vagues, le plus sûr remède contre le stress, le doute et l’anxiété qui ne nous quittent vraiment jamais. Nous sommes un peu comme les Bédouins sur ce plan : où que nous allions, nous charrions notre passé avec nous. Mais sur cette plage paisible, il paraissait tout à fait possible de se dépouiller pour de bon de ce lourd fatras.» [p. 113]

     Les souks également …  Ceux qui ont parcouru ces ruelles et places de marchés d’Afrique du Nord, se souviendront de ces ambiances si typiques. 



 « Et l’explosion tout aussi incroyable de couleurs dans ces enfilades de pyramides d’épices : marron, orange, écarlate, beige, roux, voire chartreuse, les infinies variations de turquoise et d'aigue-marine des carreaux de céramique qu’un artisan avait étalés par terre et que la cohue des passants parvenait pourtant à ne pas piétiner, le rouge violent de la viande de boucherie, quartiers et pattes dégoulinant de sang autour desquels des essaims de mouches s’affairaient. Et les ocres, les verts laiteux, les roses criards, les blancs cassés, les jaunes passés des ballots de tissu, et les infinies tonalités de brun sous les auvents présentant des articles en cuir repoussé aux motifs tarabiscotés… » [p.87]
Essaouira 


     Alors que tout commençait paisiblement, Paul devant ses crayons et ses carnets dessine, sous tous les angles, les vues d’Essaouira, il a trouvé un café, où s' installer dans un coin, pour passer ses matinées à travailler. 

Essaouira et le Maroc inspirent les artistes 

Robyn profitait de cette oisiveté, pour se perfectionner en français, avec une jeune femme, professeur. Quinze jours de bonheur parfait, d’amour et de dépaysement total. Jusqu’au jour où, comme tous les vendredis, Robyn consulte ses mails, et ses comptes en ligne ! Alors, lorsqu’elle lit un e-mail de son associé, brusquement,  tout se fissure, se craquelle, comme un tremblement de terre…  Plus rien ne sera comme avant !

    Quand au lieu où se situe le dernier roman de Douglas Kennedy, Le Maroc et ses différents paysages, sera comme un personnage au caractère multiple, aussi, en toile de fond. Les villes du Nord, bruyantes et irrespirables avec l'humidité du bord de mer et la chaleur mélangées, où chaque geste provoque une suée, (mais dont le seul nom de Casablanca, m’évoque un couple mythique du cinéma de la seconde guerre mondiale) Essaouira, Marrakech …

« … son mélange d’exubérance et de réserve …» [p. 112]


      Puis les villages du Sud, écrasés sous le soleil, et brusquement l’oasis, la végétation  luxuriante, l’ombre et l’eau, la fraîcheur relative. 

     « Mirage », c’est aussi un « road trip » nous faire partager le quotidien des Marocains qui parfois doivent traverser le pays, empruntant les transports en commun, les longues distances en bus inconfortables, sans climatisation, pour ceux, la plupart, qui n’ont pas les moyens de payer un billet d’avion. Mais aussi, dans un voyage de trois jours en voiture, pour Robyn qui devra aussi supporter le voile et la burqa, et étouffer sur les routes marocaines, dans une camionnette Citroën, avec le chauffeur, le fier et honnête Aatif, Berbère aussi, donc un homme de parole :
« J’ai dit que je vous amenais à Marrakech, je le fais. » [p.348]
n’appréciant pas trop les hommes du Nord, surtout s’ils sont policiers. Aatif l’a pris sous son aile,  parce que son ami et client, Idir, lui avait confié cette femme blessée, au plus profond d’elle-même, qui ne pouvait plus rester à l’oasis et que la ramener là où elle désirait aller, saine et sauve, était désormais sa mission d’honneur. 

« Lui-même se considérait complètement  Berbère, avec des sentiments pour le moins mitigés vis-à-vis du gouvernement de Rabat et de ses représentants.
-  Avec la police, je me montre toujours poli, a-t-il expliqué. J’ai de bonnes relations avec les fonctionnaires de mon département mais je ne veux pas qu’ils me marchent sur les pieds ; Je ne suis pas le seul à penser comme ça. Et c’est une des raisons pour lesquelles j’ai accepté de vous conduire à Marrakech : si vous voulez leur échapper…
- Ils croient que j’ai agressé mon mari, ai-je soupiré.
- Vrai ou pas, ce n’est pas mon affaire.
- Je vous assure que c’est faux.
- Je vous crois, alors.
- Mais vous devez aussi comprendre…
Je lui ai raconté mon histoire d’une traite, en la condensant et en me bornant à dire que Paul était parti … » [p.341]



     Combien de kilomètres parcourus en trois jours : Essaouira, Marrakech, Tata, mais aussi des villages, Sidi Bou Tarzet, Mhamid, Tissint, Mélimna, Foum Zguid, Alougoum, Taznakhat, Ouarzazate, l’Atlas et le col du « Tizi-n-Tichka » si haut, à donner le vertige ! 

Route de l'Atlas Col du Tizi-n-Tichka

     Cette aventure tient un peu du thriller, car Douglas Kennedy, fait vivre à Robyn des heures intenses. Un livre à placer absolument dans votre liste de livre à lire, pour les prochaines heures de liberté. 
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Pour en savoir plus :
ISBN : 9782814446374
date de parution : Mai 2015
550 pages
Prix : 22.50 €
N.B. certaines photos tirées de sites consacrés au Maroc, Office de Tourisme et divers voyageurs, facilement repérables avec le nom des villes.

 Douglas Kennedy nous parle de ses livres ! 

dimanche 26 avril 2015

Voyage, voyage ... Venise n'est pas en Italie de Ivan Calbérac

     "Venise n'est pas en Italie", un titre un peu accrocheur, au premier abord. C'est vrai, lorsque je vois ce nom magique de Venise, sur un livre, je m'arrête, je le prends en main et regarde la quatrième de couverture, pour avoir une idée de ce que je vais trouver dans ce livre. Que peut-on encore dire sur la Sérénissime ? 

"Venise n'est pas en Italie" Ivan Calbérac (Ed. Flammarion)

Quatrième de couverture : 
Lorsqu'on a 15 ans, qu'on vit à la sortie de Montargis, entre un père doux-dingue et une mère qui vous teint les cheveux en blond depuis toujours, parce que, paraît-il, on est plus beau comme ça, tomber amoureux de la fille d'un chef d'orchestre paraît une bien mauvaise idée. Quand la demoiselle lance une invitation à Venise car elle y donne un concert pendant les vacances de Pâques, l'Italie semble alors… si loin.
C'est l'histoire d'un enfant né dans une famille imprévisible et inclassable. C'est l'histoire d'un premier amour, face aux absurdités du monde des adultes. C'est l'histoire d'un voyage initiatique et rocambolesque où la vie prend souvent au dépourvu, mais où Venise, elle, sera au rendez-vous.
Un roman où l'humour le dispute à l'émotion, dans la lignée de La Vie devant soi, de Romain Gary, L'attrape-cœurs de J. D. Salinger, ou du film Little Miss Sunshine.

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L'histoire : 
     Deux adolescents Emile et Pauline se rencontrent, parce que lors d’un match de ping-pong avec un de ses copains, une balle lui échappe. Une jeune fille la ramasse et la lui rend, leur regard se croise, et pour lui, c’est un peu comme un coup de foudre ! (10/11)

« Pauline, je l‘ai rencontrée à l’internat des filles. Quand je dis «rencontrée », au début, ça a juste été un regard, mais parfois, ça suffit pour changer une vie. J’étais en train de jouer au ping-pong, parce qu’on a le droit d’y aller entre midi et 14 heures, et moi j’aime bien, j’ai été champion du Loiret par équipe, je peux jouer des heures sans jamais m’en lasser, et à force de faire quelque chose sans arrêt, on finit forcément par s’améliorer un peu. Bref, je jouais avec je sais plus qui, et la balle m’a dépassé, ou je l’ai ratée. Je me suis retourné, et là, une jeune fille brune aux yeux noirs, de quinze ans, qui portait un jean et un pull marin rayé, avec de gros boutons sur le côté, le long de l’épaule, jusqu’au cou, s’est agenouillé, a ramassé la balle, puis s’est redressée. Je l’ai trouvée belle tout de suite. Elle a un air sec, presque désagréable, lorsqu’elle ne sourit pas, mais qui disparaît totalement dès que son visage s’ouvre. J’ai eu l’impression de la connaître depuis toujours, c’est peut-être ça l’amour, se sentir incroyablement familier avec une inconnue. … Et Pauline, c’était sûr, elle était déjà là avant dans ma vie, mais où, je sais pas. » [p.10/11]
     Puis, au fil des jours, il y aura la découverte de leurs passions, les matches de tennis retransmis à la télé, nous sommes au mois de mars, (le tournoi de Monte-Carlo) leur goût en commun pour le cinéma, l’invitation à goûter chez Pauline, qui lui joue du violon, et lui annonce qu’il pourra l’écouter s’il veut venir à son concert à la Fenice de Venise ! 

     A part le fait que ses parents se débattent avec la municipalité de Montargis, pour obtenir un permis de construire, sur leur terrain. Ce qui les oblige à vivre un peu une vie de bohémiens, dans une caravane, sur ce même terrain. Le père VRP, habitant dans un studio à Paris, lui dort dans une chambre chez des voisins, dans un sous-sol à côté de la buanderie, seule la mère dort dans la caravane, le reste de ses journées il prend ses repas avec elle. Le père rentre le vendredi soir, il faut donc obtenir son accord pour qu’il puisse lui payer un billet de train jusqu’à Venise.  

« j’ai aussitôt été saisi d’une irrépressible  envie de pleurer, parce que y avait une générosité en eux grande comme l’océan Atlantique, et toute la beauté de leur cœur étincelait devant moi, à cet instant précis, ils me donnaient tout, une fois de plus, tout ce qu’ils avaient , ils me l’auraient offert, c’était ça la vérité quitte à se priver, ils faisaient passer mon confort avant le leur, et le plus incroyable, c’est qu’ils n’hésitaient pas une seconde. Bien sûr, je me suis retenu, c’est comme ça qu’on devient un homme, en dissimulant tout, et quand on joue à cache-cache, petit, c’est de l’entraînement pour plus tard. » [p. 83]
     Ce qui aux yeux d'Emile, devait être un voyage seul en train A/R pour Venise, invité par Pauline, puisqu'il y avait une chambre de libre dans l'appartement prêté par un ami de la famille, va se transformer en un argument prétexte à de multiples réflexions, où on n'accrochera pas seulement la caravane derrière la voiture ... Il ne faut pas oublier le grand frère qui entre en jeu juste au moment où toute la famille Chamolot entame le voyage. Car finalement tout le monde part pour Venise, l’arrangement pour le côté « coucher » chez la copine, finalement tombant à l’eau, car les cousins qui ne devaient pas venir, annoncent leur arrivée au grand désespoir de nos deux jeunes ados ! 

     En fait, tout ce qui semblait arriver comme un contre-temps, se révélera un facilitateur au bon aboutissement du voyage en temps et en heure, par exemple l'expérience de militaire, sachant lire une carte et ayant le sens de l'orientation ...

« On s’enfonçait dans la ville à grandes enjambées, sans prendre le temps de la visite. Mais malgré l’empressement, je fus saisi par une sorte d’émerveillement. Il y avait des ruelles, toutes piétonnes, et des canaux, surplombés par des ponts dont les marches vous achèvent, si vous commencez à faiblir, et puis soudain, sans prévenir une petite place avec une église, la porte grande ouverte, des terrasses de café, des arbres pour vous abriter du soleil, du linge aux fenêtres. C’était d’une beauté à couper le souffle. » [p. 197/198] 
     Evidemment, il y a trop de péripétie racontée dans ce "journal intime", prétexte à commentaires et réflexions diverses sur tout ce qui peut passer par la tête de chaque membre de cette histoire.

     Ce "voyage initiatique" des temps modernes, dans une Venise à peine vue, mais dont le nom seul évoque tant de romantisme depuis toujours, sera en plus d'une découverte de l'Amour, une redécouverte aussi de sa famille. 

« Et pendant un instant, alors qu’on chantait tous ensemble aussi fort qu’on pouvait, les fenêtres ouvertes, heureux sans savoir pourquoi, heureux au lieu d’être tristes, je me suis dit  que cette famille-là, sur laquelle j’étais tombé en naissant un soir d’octobre à 20 h 30, une quinzaine d’années plus tôt, eh bien j’aurais voulu l’échanger contre aucune autre dans tout l‘univers. Mais pendant un instant seulement. » [p. 274]
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Pour en savoir plus : 
Editeurs : Flammarion
ISBN : 978 2 0812 9965 8
pages : 284
date de parution : 11 mars 2015
Prix : 18.00 €

Pour information : 
     Pour ceux qui comme moi, au début se demandait le rapport avec "Venise n'est pas en Italie", voici les paroles de la chansons de Serge Réggiani 

paroles officielles {Venise n Est Pas En Italie}

Venise N'est Pas En Italie
paroles de Claude Lemesle

(Serge Reggiani)



T'as pas de quoi prendre l'avion ni même un train
Tu n'pourrais pas lui offrir un aller Melun
Mais tu l'emmènes
Puisque tu l'aimes
Sur des océans dont les marins
N'ont jamais vu la fin
Tu as le ciel que tes carreaux t'ont dessiné
Et le soleil sur une toile de ciné
Mais tu t'en fiches
Mais tu es riche
Tu l'es puisque vous vous aimez

Venise N'est Pas En Italie
Venise c'est chez n'importe qui
Fais-lui l'amour dans un grenier
Et foutez-vous des gondoliers
Venise n'est pas là où tu crois
Venise aujourd'hui c'est chez toi
C'est où tu vas, c'est où tu veux
C'est l'endroit où tu es heureux

Vous n'êtes plus dans cette chambre un peu banale
Ce soir vous avez rendez-vous sur le canal
Feux d'artifice
La barque glisse
Vous allez tout voir, tout découvrir
Y compris le Pont des Soupirs
Ça durera un an ou une éternité
Le temps qu'un dieu vienne vous dire "assez chanté"
Quelle importance
C'est les vacances
Tout ça parce que vous vous aimez

Venise N'est Pas En Italie
Venise c'est chez n'importe qui
Fais-lui l'amour dans un grenier
Et foutez-vous des gondoliers
Venise n'est pas là où tu crois
Venise aujourd'hui c'est chez-toi
C'est où tu vas, c'est où tu veux
C'est l'endroit où tu es heureux

Venise N'est Pas En Italie
Venise c'est chez n'importe qui
C'est n'importe où, c'est important
Mais ce n'est pas n'importe quand
Venise c'est quand tu vois du ciel
Couler sous des ponts mirabelles
C'est l'envers des matins pluvieux

C'est l'endroit où tu es heureux

Le roman historique ... sous la plume de Theresa Révay : "Tous les rêves du monde"

     A Paris, en octobre 1944, nous retrouvons Xénia, sa fille Natacha, Félix et Lilli, les enfants de Sara une amie juive de Max Von Passau. Période trouble depuis l’euphorie du Débarquement en juin 1944, les règlements de compte vont rendre les heures difficiles, pour tous ceux qui ont collaboré avec le régime de Vichy et les Allemands, contraints et forcés ou volontairement. Puis il va y avoir les dénonciations, anonymes le plus souvent, de ceux qui veulent nuire à certains, par jalousie ou par pure méchanceté. 


"Tous les rêves du monde" Theresa Révay - (Ed. Belfond)

Quatrième de couverture :
     Dans le prolongement de La Louve blanche, des personnages pris dans les tourments de l'Histoire. Au cœur des mensonges et des égarements d'une génération maudite, des adolescents osent partir en quête de leur vérité tandis que Max et Xénia tentent de recoller les morceaux d'une histoire d'amour tourmentée. Pour tous, c'est du chaos que viendra la renaissance, du désordre que naîtra l'espoir.


     Des décombres de Berlin aux gratte-ciel de Manhattan, des ravages de l'après-guerre à l'euphorie des années 1950, la trajectoire éclatante de quatre jeunes gens ambitieux.
     1945. Berlin dévasté est livré aux armées victorieuses. Malgré la présence des Soviétiques, Xénia Féodorovna Ossoline rejoint la capitale allemande, déterminée à retrouver Max von Passau, l'homme de sa vie. Mais le célèbre photographe n'est plus que l'ombre de lui-même. Rescapé d'un camp de concentration, ce résistant de la première heure au nazisme est hanté par les démons de la guerre. 
     Désormais, une nouvelle génération cherche sa voie parmi les ruines d'un monde perdu. Lorsqu'on a été élevé dans l'adulation du Führer, comment admettre que son père est un criminel nazi ? Et que peuvent espérer deux jeunes juifs dont les parents ont été assassinés par les SS ? Si Félix lutte pour récupérer la maison Lindner, le grand magasin berlinois aryanisé par les nazis, sa sœur rebelle ne songe qu'à la vengeance. Quant à Natacha, la fille de l'énigmatique Xénia Ossoline, elle découvre que sa mère lui ment depuis toujours. 

     Liés par le destin enchevêtré de leurs familles, ces adolescents partent en quête de la vérité, au cœur des traîtrises et des égarements de leurs aînés. En cette époque troublée, le bonheur est un défi à relever pour les uns et les autres. C'est pourtant du chaos que viendra la renaissance, et du désordre que naîtra l'espoir.

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Mon avis :
     Alors qu'à Paris, en octobre 1944, Xenia, pour la première fois va mentir à sa fille, et lui dire que son père est mort d’une crise cardiaque. Comment lui annoncer que Gabriel s’est suicidé, après l'avoir menacée elle-même, sa femme et les motifs de son geste ! Va-t-elle pouvoir la préserver, comme lorsqu’elle était une enfant ? 
L’Histoire va se charger de remettre les vérités sur le devant, et plus personne n’y peut rien. 
A Berlin, en mai 1945, c’est Axel Eisenschacht qui croit mourir, dans une rue de Berlin, blessé sous un bombardement. Sa mère Marietta, est à sa recherche. A Berlin, le point de rencontre possible l’hôtel Adlon. 
"Des trous d’obus parsemaient l’avenue Unter den Linden, mais l’hôtel Adlon s’élevait  parmi les immeubles déchiquetés, solide et rassurant, presque intimidant  avec le mur de protection qui le ceinturait jusqu’au premier étage. Axel  éprouva une bouffée de reconnaissance. Soudain l’image de sa mère s’imposa à lui. « L’Adlon, c’est l’une de mes plus belles histoires d’amour !» disait-elle en riant. Elle l’y avait souvent emmené avant la guerre." [p. 73]

     La ville est divisée par les vainqueurs du Troisième Reich, d’un côté les Russes, qui auraient bien voulu profiter de leur victoire pour avoir la mainmise sur toute la ville et y continuer leur politique. De l’autre les Occidentaux, Américains, Anglais et Français qui ont faillit être les oubliés.

     Puis, New-York, va-t-il offrir enfin un nouveau départ dans la vie, à ceux qui oseront franchir le pas et l'océan vers le nouveau monde ?

     Theresa Révay, nous replace dans notre Histoire, grâce à Xénia, "La Louve blanche",  et presque tous les personnages de son livre précédent. 
     
     Une fresque passionnante que je recommande, les vacances approchant, il est temps de préparer sa pile de livres à lire ! 

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Plus de renseignements sur le livre :
Editeurs : Belfond
ISBN : 978 2 7144 4401 1
pages : 447
Date de parution : mai 2009
Prix : 22.00 €


Vidéos :
    Pour voir Theresa Révay vous expliquer comment elle écrit, et ce qui lui a donné l'idée de ce livre, je vous invite à regarder une petite vidéo présentée sur sa page consacrée chez son éditeur Belfond : http://www.belfond.fr/site/la_louve_blanche_&100&9782714442543.html


D'autres romans historiques de Theresa Révay :
L'Ombre d'une femme, Editions La Table Ronde, (1988)
l'Ouragane, Tsuru Editions, (1990)
Valentine ou le Temps des adieux, Editions Belfond (2002) Editions Pocket (2004)
Livia Grandi ou le souffle du destin, Editions Belfond (2005) Editions Pocket (2007)

vendredi 24 avril 2015

Une page d'un livre d'Histoire, difficile à refermer... Cent ans après ... le génocide arménien.

Une période difficile à évoquer encore pour certains. Pour réfléchir un peu sur le sujet, je ne peux que vous proposer de regarder le documentaire diffusé sur France 24, dans la rubrique REPORTERS, et en particulier vers 15'20 ; Fethiye CETIN, une avocate descendante d'une famille arménienne, a eu la révélation de sa propre grand-mère de son origine arménienne. 

Une page musicale, pour commémorer un grand compositeur arménien Aram Khatchtourian regardez la vidéo : http://culturebox.francetvinfo.fr/live/musique/musique-classique/aram-khatchatourian-6-juin-1903-1-mai-1978-218159

documentaire : 

     
Une belle lecture dont on parle dans ce reportage : 

"Le Livre de ma grand-mère" Fethiye ÇETIN
Editions Parenthèses


Quatrième de couverture :


Toute une vie invisible… 

C’est dans son grand âge que cette grand-mère adorée choisit de partager son secret et de transmettre « l’inoubliable ». 
« Mes enfants, n’ayez pas peur des morts, ils ne peuvent pas vous faire de mal. Le mal vient toujours des vivants, pas des morts », disait Héranouche Gadarian devenue Seher, la grand-mère de Fethiye Çetin qui écrit ce livre pour « créer une brèche dans le mur et permettre l’écoute, pour ouvrir le cœur et la conscience des gens en Turquie ». Dans ce pays où, dès que l’on aborde le sujet du génocide de 1915, tout se fige et une atmosphère de peur s’installe, il lui était impossible de raconter sa véritable histoire, dévoiler ses origines arméniennes, révéler dans quelles circonstances elle avait été enlevée par un soldat turc alors qu’elle avait à peine dix ans. 
C’est donc sa petite-fille, avocate engagée dans le combat pour la justice et la liberté, qui sera dépositaire de cette vérité enfouie : « En me révélant son histoire, elle a transmis ce poids sur mes épaules... et même si c’est très difficile, je considère que c’est une chance pour moi de connaître la vérité, je ne veux pas laisser ce problème aux générations suivantes. » 
Fruit de longs et multiples entretiens familiaux, ce témoignage tout en tendresse et douleur contenue a marqué une rupture dans la mémoire collective turque face à la version officielle imposée depuis tant d’années : il est passé de main en main, a été réédité une dizaine de fois, traduit dans de nombreuses langues. 
En postface, le récit de la restauration des fontaines de Havav, village natal de sa grand-mère, que Fethiye Çetin a réussi à mener à bien après le choc provoqué par la publication de son livre.

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Mon avis :
     A peine refermé ce livre, à la fin de sa lecture, je laissais échapper un profond "Oh !"
Car, on ne peut que rester sans voix à la découverte de ce beau récit. 

     Certains se creusent la tête pour chercher des histoires poignantes à inventer pour trouver le thème de leur livre, pour Fethiye ÇETIN, ce ne fut pas le cas. L’histoire était toute trouvée grâce à  cette grand-mère, silencieuse, douce, mais qui a toujours en elle cette force, cette énergie, cette intelligence tranquille qui fait bouger les situations, alors que tout le monde semble à court d'idées, et n’y pense pas. 

     Lorsque Heranouche, sa grand-mère lui prend les mains alors qu’elles sont seules, c’est qu’elle a décidé qu’il était temps de parler, de lui ouvrir les portes de sa mémoire, pour transmettre, révéler le secret de sa vie. Il lui faudra du temps, pour raconter à sa petite fille toute son histoire ; l’histoire de cette famille, et de quelques autres de ce village.


"Mes enfants n'ayez pas peur des morts, ils ne peuvent pas vous faire de mal. Le mal vient toujours des vivants, pas des morts."

     Mais je ne veux pas dévoiler trop des souvenirs qui resurgissent à chaque page de cet émouvant témoignage, que Fethiye ÇETIN a illustré de photographies de sa grand-mère, comme pour la rendre encore plus inoubliable. 

     Un récit émouvant, raconté avec des mots simples dont je ne peux que conseiller la lecture. J’aimerai remercier Fethiyé  ÇETIN d’avoir pris la plume pour nous avoir si bien évoqué cette émouvante histoire de sa famille.
http://editionsparentheses.com/le-livre-de-ma-grand-mere

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Plus d'information :
Traduit du turc par Marguerite Demird,
ISBN : ISBN 978-2-86364-282-5
Editions Parenthèses
Collection Diasporales
128 pages,
Date de parution : novembre 2013
Prix : 18.00 €

jeudi 23 avril 2015

23 avril : Journée mondiale du livre !





Journée mondiale du livre et du droit d'auteur 2015


La Journée mondiale du livre et du droit d’auteur est l’occasion de reconnaître le pouvoir des livres pour améliorer nos vies et de les soutenir, ainsi que ceux qui les produisent.

En tant que symboles mondiaux du progrès social, les livres – l’apprentissage et la lecture – sont devenus des cibles pour ceux qui dénigrent la culture et l’éducation, et qui rejettent le dialogue et la tolérance. Ces derniers mois, nous avons assisté à des attaques contre des enfants à l’école ainsi qu’à des autodafés de livres. Dans ce contexte, notre devoir est clair : nous devons redoubler d’efforts afin de promouvoir le livre, le stylo, l’ordinateur, ainsi que toutes les formes de lecture et d’écriture, pour lutter contre l’analphabétisme et la pauvreté, construire des sociétés durables et renforcer les fondements de la paix.

L’UNESCO joue un rôle de chef de file dans la lutte contre l’analphabétisme, qui sera un élément crucial des objectifs de développement durable pour l’après-2015. L’alphabétisation est la clé du savoir. Elle est essentielle à l’estime de soi et à l’autonomisation. Les livres, sous toutes leurs formes, jouent ici un rôle fondamental. Avec 175 millions d’adolescents dans le monde – dont une majorité de filles et de jeunes femmes – incapables de lire et d’écrire une seule phrase, l’UNESCO s’attache à mobiliser les technologies de l’information et de la communication, en particulier les technologies mobiles, afin de favoriser l’alphabétisation et d’offrir aux exclus une éducation de qualité.

Les livres sont des plates-formes inestimables pour la liberté d’expression et la libre circulation de l’information, qui sont des composantes essentielles de toutes les sociétés aujourd’hui. L’avenir du livre en tant qu’objet culturel est inséparable du rôle de la culture dans la promotion de voies de développement plus durables et inclusives. Par le biais de sa Convention sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles, qui célèbre son 10e anniversaire cette année, l’UNESCO cherche à promouvoir la lecture auprès des jeunes et des groupes marginalisés. Nous collaborons avec l’Union internationale des éditeurs, la Fédération internationale des libraires et la Fédération internationale des associations de bibliothécaires et des bibliothèques afin d’encourager les carrières dans l’édition, les librairies, les bibliothèques et les écoles.

C’est dans cet esprit qu’Incheon, en République de Corée, a été désignée Capitale mondiale du livre 2015, en reconnaissance de son programme visant à développer la lecture auprès de la jeunesse et des publics défavorisés. Cette désignation prend effet lors de la Journée mondiale du livre et du droit d’auteur, et sera célébrée avec les participants de la précédente ville titulaire, Port Harcourt, au Nigéria.

Avec Incheon et l’ensemble de la communauté internationale, rassemblons-nous pour célébrer les livres, dans lesquels s’expriment la créativité, le désir d’échanger des idées et connaissances et de promouvoir la compréhension, le dialogue et la tolérance. Voici le message de l’UNESCO en cette Journée mondiale du livre et du droit d’auteur.


Message de Mme Irina Bokova, Directrice générale de l’UNESCO, à l’occasion de la Journée mondiale du livre et du droit d'auteur

Comme on peut le voir sur cette carte publiée par la page consacrée par l'UNESCO, il y a encore des pays où le Livre, et les manifestations culturelles sont trop absentes ! 

https://wbcd2015.crowdmap.com/main?l=fr_FR

Bonnes Lectures !